Bienvenue sur le site d'Alain Mabanckou écrivain, poète.

Bibliographie

African psycho

Roman, 2003 / réédition Editions du Seuil (Points), 2006

Présentation

Résumé du roman :

Grégoire Nakobomayo est un " enfant ramassé ", un orphelin. Tout comme son " idole et Grand Maître ", le terrible Angoualima, serial killer qui défie le pays et fait la une des journaux. Grégoire cherche à commettre son premier grand crime pour devenir aussi célèbre qu’Angoualima. Mais voilà... n’est pas serial killer qui veut !

Critiques

Les critiques du roman :

« African psycho s’attache aux déboires d’un criminel raté, décrivant au passage dans un humour grinçant une Afrique délirante. »

Florence Meney, Radio-Canada

« Il y a une économie de la désolation dans le livre de Mabanckou, une neutralisation généralisée de l’objet de la représentation. C’est bien là qu’il faut attirer le regard, et non chercher à donner seulement le spectacle de soi-même. Et en déjouant la stéréotypie communes des littératures reconnues, en important dans le champ littéraire des objets de référence étrangers à l’institution, en rapprochant ces objets de façon à provoquer la dissonance par le collage, c’est bien vers une situation de crise que Mabanckou déplace la création littéraire. Là peut s’accomplir un travail crucial, au marteau et au chalumeau. »

Yves Chemla, Universitaire

Extraits

« Je ne comprends toujours pas que le dernier de mes actes, qui date d’il y a trois mois seulement, n’ait pas eu d’écho dans la presse nationale et celle du pays d’en face. Juste quatre lignes insignifiantes dans La Rue meurt , un petit hebdomadaire du quartier. Les quelques lignes consacrées à mon forfait étaient noyées entre les publicités de savons Monganga et des chaussures Sans-Confiance. Et, comme j’ai gardé le bout de ce journal, je ne peux m’abstenir d’en rire quand je le relis : « Une infirmière de l’hôpital Adolphe–Cissé, revenant de son travail, a été victime d’une agression par un maniaque sexuel. Une plainte contre X a été déposée au commissariat de Police du quartier Celui-qui-boit-de-l’eau-est-un-idiot. »

Après cet acte, je vous assure que, le lendemain je suis resté une journée entière à écouter Radio Rive-Droite, dans l’espoir qu’on évoquerait en détail les faits à la place de cette dépêche qui, même si on ne me nommait pas, avait froissé mon orgueil et m’avait couvert d’avanie, moi qui ai toujours souffert que mes actions soient sans cesse créditées à d’autres malfrats de la ville. Rien n’a été dit ! C’est ce jour-là que j’ai su ce que voulait dire un silence radio. »