Nouveauté
Lumières de Pointe-Noire
Fiction & Cie - Éditions du Seuil. Parution le 3 janvier 2013
J’ai longtemps laissé croire que ma mère était encore en vie. Je m’évertue désormais à rétablir la vérité dans l’espoir de me départir de ce mensonge qui ne m’aura permis jusqu’alors que d’atermoyer le deuil.
Vingt-trois ans après avoir quitté le Congo pour aller étudier en France, Alain Mabanckou retourne pour la première fois dans son pays d’origine, avec sa compagne, et entreprend le tour des lieux et des personnages de son enfance et adolescence. Entretemps, sa mère Pauline Kengué, dont il était l’enfant unique, est morte. En 1995. Il ne s’est pas rendu aux funérailles, ni à celles de son beau-père Roger quelques années plus tard. Le voyage prend alors l’allure d’un travail du deuil, qui réveille plein de souvenirs à travers lesquels l’auteur nous ouvre sa petite valise fondamentale, celle des années passées autrefois dans la ville portuaire de Pointe-Noire. Ce retour est aussi l’expérience compliquée de revenir chez soi en étranger, comme «le Français» ou «l’Américain» dont beaucoup attendent miracles, merveilles et argent. Le choc tient exactement à cela: les croyances héritées d’une part, la distance apprise d’autre part, comme un court-circuit du temps qui permet de mesurer à la fois l’évolution et la permanence d’un pays où le surnaturel garde toute sa puissance d’enchantement et de vérité. En 25 chapitres qui portent le titre de films vus autrefois au cinéma Rex devenu une église évangéliste, Alain Mabanckou nous livre le récit d’une enfance qu’il regarde avec les yeux d’un adulte devenu écrivain. Avec des photos de Caroline Blache
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